Le portefeuille classique 60/40, pilier de l'investissement depuis 1952, perd sa pertinence dans le contexte macroéconomique actuel marqué par le retour durable de l'inflation. Cette structure, qui reposait sur une corrélation négative entre actions et obligations durant la phase de désinflation 1980-2020, devient inopérante lorsque les taux montent pour contrer la hausse des prix. La richesse financière, perçue comme une simple promesse de paiements futurs, s'effrite face à l'endettement massif des États et à la dévaluation monétaire. Une transition s'impose vers des actifs « antifragiles » ou de résistance, tels que l'or, le Bitcoin ou les infrastructures tangibles, dont la valeur repose sur la rareté physique et l'utilité intrinsèque plutôt que sur la confiance dans le système de crédit. Investir exige désormais de privilégier des moteurs de création de valeur décorrélés des cycles monétaires étatiques.
Sign in to continue reading, translating and more.
Continue