Cet épisode explore les limites et les interprétations de l'imagerie cérébrale, notamment en ce qui concerne la mesure de la pensée et de la conscience. Julien Devaureix interviewe Albert Moukheiber, qui souligne que l'imagerie cérébrale, bien que révolutionnaire, est encore à ses débuts, avec une résolution limitée et une mesure indirecte de l'activité cérébrale (oxygénation sanguine). Plus significativement, la méthode de "soustraction cognitive" utilisée pour analyser les données IRM est sujette à interprétation et introduit des biais. Par exemple, l'expérience du "saumon mort" illustre la possibilité de faux positifs. La discussion aborde ensuite la cognition incarnée, remettant en question la vision mécaniste du cerveau comme simple processeur d'informations, et soulignant le rôle du corps et de l'environnement dans la cognition. Enfin, l'épisode examine les implications sociétales de ces limitations, notamment dans le domaine de la justice et de l'utilisation des tests de personnalité en entreprise, ainsi que l'impact des réseaux sociaux et la mode actuelle autour des psychédéliques. En conclusion, l'épisode met en lumière la complexité du cerveau humain et la nécessité d'une approche plus nuancée et systémique pour comprendre son fonctionnement.